Trop théorique, l’Université ? Pas assez ouverte sur le monde de l’entreprise ? Tout dépend des filières. Depuis des années, d’excellentes facs proposent des formations professionnalisantes de plus en plus appréciées dans le monde du travail.

  • Avantage : la plupart du temps, l’inscription ne dépasse pas le coűt, encore modique, des frais universitaires annuels. Mais pas toujours !
  • Inconvénient : comme toutes les formations prisées, elles sélectionnent à l’entrée, sur dossier universitaire, CV, lettre de motivation, voire test écrit, oral et entretien.

Comme pour les grandes écoles, avant de présenter votre candidature, interrogez-vous sur le contenu des cours, le nombre et la qualité des intervenants extérieurs, la durée des périodes obligatoires de stage, les liens avec les entreprises, les partenaires universitaires étrangers, les débouchés et la notoriété du diplôme (sachez toutefois que la plupart des entreprises ne savent citer que quelques universités françaises, comme Dauphine par exemple). Interrogez l’association des étudiants, si elle existe, ou mieux, celle des anciens diplômés, et n’hésitez pas à contacter par e-mail le responsable pédagogique de la formation.

Les Licences Professionnelles

Elles ont été lancées à la rentrée 2000 pour préparer des étudiants universitaires à entrer sur le marché du travail au niveau bac +3. Ce sont des formations en un an, accessibles sur dossier après un bac +2 (cf pages BTS-DUT) ou une expérience professionnelle. Elaborées entre les universités, d’autres organismes de formation, les entreprises et les branches professionnelles, les licences professionnelles sont assez pointues.
Exemples : Lancement de produits agroalimentaires à l’IUT de Saint-Brieuc, Hôtellerie et tourisme à l’université du littoral Côte d’Opale. On en recense plus de 600, dans tous les domaines, de l’agronomie à la communication, de la santé au génie civil. Les débouchés sont souvent régionaux.

Les MST (Maîtrises de sciences et techniques, Bac +4)

Ils préparent en deux années à une spécialisation pointue après un bac +2.
Exemple : Gestion des organisations sanitaires et sociales à Lille II, Formation à la connaissance des banlieues à Paris VIII. Les MSG (Maîtrises de sciences de gestion, bac +4) sont assez cotées et elles intègrent peu à peu les IUP (Instituts universitaires professionnalisés), qui offrent en trois années après un bac +1 des formations dans tous les secteurs.
Exemples : Ingénierie des arts de l’image et des spectacles vivants à Valenciennes, Politique et droit des assurances à Niort, Génie informatique, option Réseaux à Lyon I. Mais avec la réforme du LMD, les IUP pourraient encore évoluer. Les étudiants cherchent de toute façon à poursuivre leurs études pour sortir de l’Université à bac+ 5 et non à bac + 4.

Les Masters (Bac +5)

Avec la réforme du LMD, le Master professionnel vient remplacer l’ensemble maîtrise + DESS et le Master recherche l’ensemble maîtrise + DEA. Ce sont des diplômes de très bon niveau mais il en existe tellement que peu sont réellement connus des entreprises. En principe, les étudiants sont acceptés en 1ère année des Masters portant sur les męmes disciplines que leur licence. L’entrée en 2e année est sélective, la plupart du temps. Les Masters les plus prisés opèrent bien entendu une sélection draconienne, de l’ordre d’un reçu sur dix à 20 candidats. Les formations les plus demandées sont souvent celles des universités parisiennes : Panthéon-Assas (Paris II) pour le droit, Dauphine (Paris IX) pour la gestion et la finance, le Celsa (Paris IV) pour la communication…
Présents dans 29 universités (Paris I, Lyon III, Aix-en-Provence, Rennes, Caen, Valenciennes…), les Instituts d’administration des entreprises (IAE) proposent des formations généralistes ou spécialisées de très bon niveau en management, gestion, finance, marketing… Certaines sont uniques en France, comme le Master Management international franco-chinois à Nantes ou le DESS franco-ibérique de commerce et de management international à Bordeaux.

Les Instituts d’Etudes Politiques (IEP ou Sciences Po)

Ils préparent aux carrières de la fonction publique comme du secteur privé, des métiers de la diplomatie à ceux de la banque, en passant par ceux du journalisme et de la recherche. On en compte neuf en France : Paris, de loin le plus prestigieux, Lyon, Grenoble, Aix-en-Provence, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Lille, Strasbourg. Les études, d’excellent niveau, s’étendent maintenant sur cinq années, dont une à l’étranger. Les IEP recrutent sur concours, après un baccalauréat de préférence généraliste. Les mentions TB peuvent être admis directement. L’IEP de Paris est l’antichambre de l’Ecole nationale d’administration (Ena) qui forme après une impitoyable sélection l’élite de la fonction publique. Sciences Po Paris a également ouvert à la rentrée 2004 une école de journalisme.